29, avril 2021

Maîtrisez votre stress à l’oral

Le stress, c’est l’animal qui nous donne envie de s’enfuir, de s’enterrer ou de se battre. C’est une énergie qui ne demande qu’à être utilisée, c’est comme si l’on branchait du 200V sur du 12V sans le transformateur. À l’époque de l’homme « chasseur-cueilleur » c’était bien utile d’avoir une telle énergie à l’état brut. Mais est-ce vraiment nécessaire pour une prise de parole en public

Aujourd’hui la quantité d’informations augmente au même rythme que l’évolution de la technologie. L’environnement est de plus en plus agressif pour notre cerveau, dans un monde où pourtant, nous devrions nous sentir de plus en plus en sécurité. La prise de parole, si elle n’est pas maîtrisée, peut créer un état de stress très important. Pourtant, si cette énergie est canalisée, elle permet de libérer ses talents et de booster nos prestations.

Mais alors, comment apprendre à gérer son stress à l’oral ? Comment maîtriser son anxiété avant une prise de parole en public ?

 

En tant qu’entraîneur YAPUKA je vais vous offrir quelques clés pour mieux gérer votre stress et ainsi libérer plus facilement vos talents. Ancien pilote d’hélicoptère dans les Forces Spéciales, je mets à profit mon expérience de préparateur mental et d’hypnothérapeute pour vous permettre de mieux vivre vos prestations à l’oral. Découvrez mon profil : Julien L., coach Yapuka.

 

C’est quoi le STRESS ?

C’est un mécanisme que l’organisme met en place pour favoriser une adaptation rapide et efficace pour se sortir d’une situation inconnue ou non maîtrisée. Nous parlons couramment de bon et de mauvais stress, la différence entre les deux est très liée aux outils que l’on met en place en amont et pendant l’action pour le canaliser.

 

Le stress est bon pour nous jusqu’à un certain niveau, au-delà il peut devenir pénalisant et avoir un effet néfaste sur nos performances physiques et cognitives. Au quotidien nous diminuons les phénomènes de stress en installant des routines, des habitudes. Cela nous permet de mieux vivre nos journées toujours plus remplies. En revanche, à vouloir tout sécuriser, il suffit d’un changement pour perturber notre sérénité, et si nous les accumulons nous risquons de perdre nos moyens. La clé est de casser certaines routines, d’amener du changement dans nos journées, aussi subtil soit-il. Nous sommes ainsi plus flexibles, et l’imprévu nous déstabilise moins.

Lors de mes formations, je demande souvent à l’un des stagiaires de changer de place en arrivant un matin. Cet élément nouveau amène les autres à vivre une situation de « stress » et bien des réactions avant de finalement s’adapter en prenant une autre place. Pour certains, cela se fait dans la seconde, pour d’autres, cette situation pose un vrai problème et un changement de comportement surprenant. Faites l’expérience en changeant de côté du lit ou en changeant de place à table, c’est très enrichissant !

 

Si vous installez de la flexibilité dans vos journées, il vous sera plus facile de vous adapter lors de vos prestations orales comme dans bien des domaines dans votre vie !

 

Dois-je tout anticiper pour maîtriser / diminuer le stress ?

Si l’on travaille et répète en amont, de façon générique, différentes situations, le mécanisme d’adaptation sera moins important. Le cerveau ira plus rapidement dans le raisonnement et ne restera pas dans son fonctionnement archaïque. Il en est de même pour la prise de parole.

Avant chacune de mes missions en tant que pilote, nous étudions des cas non conformes, des situations assez génériques qui entraveraient le bon déroulement de la mission : « Si l’hélicoptère ne démarre pas ? S’il y a une panne à tel ou tel moment ? Si la météo n’est pas comme prévue ? ». Cela permet d’anticiper des solutions à des situations qui pourraient générer un stress important. Si le cas envisagé se présente, le mécanisme d’adaptation est très court car déjà étudié. Cependant, nous ne pouvons pas tout anticiper, et vouloir absolument tout maîtriser accentue d’autant plus le phénomène de stress si l’imprévisible survient. Il est nécessaire de trouver le juste équilibre entre anticipation et acceptation de l’imprévu.

 

Puis-je mieux gérer le stress ?

Oui, en apprenant à écouter vos sensations, en comprenant mieux vos fonctionnements et vos leviers. Nous avons tous des sensibilités différentes. Certaines personnes se réguleront facilement à travers des respirations, d’autres avec un nouveau processus de pensée et de la visualisation, ou tout simplement en ajustant le comportement, en y mettant du mouvement. Il existe de nombreux schémas et les combinaisons sont multiples. Là où ça devient encore plus intéressant, c’est qu’en ajustant un levier, il influe positivement sur tous les autres.

 

Prenons l’exemple de Jean : Dans quelques minutes, il va rentrer dans la pièce pour son entretien d’embauche. Il est très tendu, a le regard figé. Il tourne en boucle sur son pitch, et a l’impression de tout oublier. Il a la gorge nouée. Pourtant il a bien préparé son entretien et correspond parfaitement au profil recherché. Jean ne se sent pas en sécurité quand il prend la parole en public, le mécanisme du stress s’installe pour faire face à cette « situation risquée ». S’il ne change rien, il va perdre ses moyens et son énergie très vite. Son cerveau cherche à s’adapter, cela dit il ne peut pas fuir, ce serait contre-productif, au mieux il va s’inhiber, ce qui ne va pas lui rendre service.

Ceux qui l’entourent sont surpris de le voir fermer les yeux quelques secondes et d’observer les changements. Après quelques instants, Jean s’est ressaisi et semble plus confiant, plus « focus » et détendu. Il entre dans la salle d’entretien avec assurance.

 

Faisons un tour dans la tête de Jean quand il a fermé les yeux : « Mon état est hors de contrôle, je vais me recentrer, faire un point. Je suis très tendu, ma respiration est courte, mes mains tremblent, j’ai chaud. Je tourne en boucle sur mon pitch, ça va trop vite. Cette boule à la gorge me pèse, c’est très lourd, chaud et électrique ». Il vient ni plus ni moins de faire sa météo, il va maintenant agir. « J’installe une respiration relaxante, je pose mon corps, j’ouvre mon visage, j’ajuste ma posture… je me sens mieux ». Il est passé par le corps et cela a créé une pensée positive, ses émotions s’apaisent. Il a inversé le processus, il a calmé son stress. Un peu de visualisation pour mobiliser ses ressources et le voilà fin prêt pour donner le meilleur de lui-même. Il est nécessaire de s’entraîner pour obtenir ce résultat, ce sont des outils simples que nous possédons tous, encore faut-il en comprendre ses mécanismes et ses leviers.

 

Et si je ne suis tout simplement pas doué(e) pour la prise de parole ?

Nombreuses de nos actions sont conditionnées par nos croyances et nos perceptions. Pour mieux vivre notre prise de parole en public, il est important de relativiser l’enjeu (on ne risque pas sa vie) ainsi que le regard des autres. Par ailleurs, un jury se doit d’être bienveillant s’il veut véhiculer les valeurs de la structure qu’il représente.

Nous sommes faits de croyances, et nombreuses sont limitantes. Ces mécanismes sont comparables à des réflexes, et c’est bien utile pour préserver notre énergie d’avoir des automatismes. En revanche, il est intéressant de prendre le temps de faire un point régulier sur ses processus, afin de vérifier qu’ils sont toujours vrais et bons pour nous.

Retrouvons Jean, il avait pour croyance, depuis le collège, qu’il n’était pas bon à l’oral. En effet, à chaque représentation devant un groupe, il était paralysé par le trac, il perdait ses moyens. Lors de l’accompagnement, nous avons constaté que ce n’était pas toujours le cas. Lorsqu’il est en présence d’une personne qu’il connaît, il est très convaincant et à l’aise dans sa prestation orale. Il est donc un bon orateur, c’est essentiellement une histoire de contexte. Nous avons donc remis en question sa croyance et, à travers des techniques, nous avons observé que la clé pour sa prise de parole en public est la mobilité physique, afin qu’il puisse maintenir sa flexibilité et son aisance mentale.

Maintenant, lorsqu’il ressent le stress monter, il sait qu’il doit se remettre en mouvement pour mobiliser de nouveau ses ressources. Jean possède maintenant la croyance, bien plus aidante, qu’il peut se perfectionner à chaque prestation qu’il réalise.

 

Vous l’avez compris, le stress est bon pour nous, il a simplement besoin d’être canalisé pour rester une force bénéfique dans toutes les situations de la vie. Travaillez-le au quotidien, en apportant du changement, en travaillant vos croyances ainsi que vos perceptions. Lors des accompagnements et formations YAPUKA nous vous apportons tous les outils pour favoriser la gestion de vos émotions avant et pendant vos prises de parole.

 

Julien L., coach Yapuka

 

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