24 Apr, 2019

Identifier, gérer et corriger ses petits défauts de langage lors d’un entretien avec Yapuka

5 CONSEILS DE YAPUKA POUR CORRIGER SES TICS DE LANGAGE

Un entretien peut généralement paraître plus agréable et spontané à passer qu’une épreuve écrite, avec « moins de choses à travailler ». Pourtant il reste une étape délicate pour laquelle il est nécessaire de reconnaître et corriger au mieux ses petites imperfections orales existantes, qu’elles résident dans le fond ou sur la forme du discours. Vous trouverez ici les 5 plus récurrentes avec de nombreux conseils de yapuka pour les corriger…ou pas ! un petit défaut peut aussi avoir un certain charme !

1. Tics de langage

Nous employons tous au quotidien énormément de petits mots de liaison, mais souvent à l’excès lors de discours spontané ou mal employés lors de situations stressantes. Vous en utilisez peut-être au moins un parmi cette liste non exhaustive : bon, ben, voilà, alors, donc, quoi, enfin, en fait, finalement, genre, du coup, en gros. Pour le vérifier là aussi, enregistrez-vous ou faites un test avec un proche. Une fois ces petits mots identifiés, recomposez vos phrases en les évitant soigneusement. Et répétez, répétez, répétez, jusqu’à disparition du symptôme !

Il existe également certains éléments phatiques, c’est-à-dire servant à maintenir l’attention de son audience : vous savez, vous voyez, hein, n’est-ce-pas, dites, je vais vous dire, etc. Même correction que précédemment. N’oubliez pas non plus que pour certains d’entre eux, leur utilisation à bon escient est judicieuse lors de discours préparé. Tout est dans le dosage !

Pour un coaching encore plus personnalisé et professionnel, vous pouvez également faire appel à notre plateforme www.yapuka.org et à un de nos coachs qualifiés en la matière, qui saura relever l’utilisation abusive de certains de ces termes.

2. Langage familier et fautes courantes

A bannir et corriger de toute urgence. Il nous arrive en discours spontané de commettre quelques fautes, inaperçues et excusables en temps normal, mais parfois impardonnables lors d’entretien professionnel. Voici un panel de celles qui reviennent le plus souvent : des participes passés non accordés (“les expériences que j’ai faites” et non “que j’ai fait”), l’emploi du “est-ce que” à la suite d’un adverbe interrogatif (eh oui, “comme est-ce que” est grammaticalement incorrect…), l’utilisation incorrecte de la préposition “au” (je vais « chez » mon avocat, et « au » cabinet comptable), l’oubli de l’imparfait après l’adverbe “si” (“si j’AVAIS su” et non “si j’AURAIS su”) ou de l’indicatif suivant “après que” (“après que je suis” et non “après que je sois”).

Pour les éviter, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

– un peu de révisions des règles de bases du français ne fait pas de mal, vous pouvez consulter pour cela le site www.bescherelle.com,

– enregistrez-vous lorsque vous vous entraînez ou demandez à vos proches de vous écouter attentivement. Et répétez plusieurs fois consécutives et à plusieurs reprises dans la journée les phrases correctes que vous avez corrigées afin que votre cerveau les assimile.

3. Le débit de paroles et la longueur de phrases

Ces deux points sont à mesurer avec précaution. Les trop longues phrases risqueraient en effet de vous perdre dans ce que vous voulez exposer, et de perdre part la même occasion l’attention de votre audience. Il est préférable de scinder vos phrases. De plus, maîtriser votre débit de parole évitera les “euh” intempestifs : ayez recours de préférence à des courts silences et des pauses pour éviter les confusions. « Mon débit de paroles est toujours lié à l’anxiété. Plus je stresse, plus je parle vite, et je peux m’embrouiller », reconnaît Julie, élève en classe préparatoire. « J’ai suivi quelques séances chez une sophrologue qui m’a donné de précieux conseils en termes de gestion de ma respiration », nous confie-t-elle. Bonne initiative de sa part en effet car il semblerait en effet qu’une respiration dite abdominale et non thoracique permettrait d’apaiser notre débit cardiaque et de faire redescendre le stress, entraînant alors un débit de parole nettement plus fluide.

4. Le bégaiement

Les mots se précipitent. Vous ne les contrôlez plus. Plus vous vous en rendez compte plus les mots se bousculent. Votre gêne augmente. Et vous entrez dans une spirale négative. Il peut s’agir en fait de deux problématiques distinctes. Si vous avez de réels doutes quant à un possible trouble, dirigez-vous de préférence auprès d’une orthophoniste afin de réaliser un bilan. Si le trouble est réel des séances de rééducation vous seront prescrites. Pas de stress ! L’orthophonie n’est pas réservée aux plus jeunes ! S’il s’avère que ce n’est pas un bégaiement pathologique mais une réaction en cas de situations stressantes, vous pouvez mettre en place quelques astuces vues dans le point précédent. Respiration, contrôle du débit de parole, voire quelques exercices de relaxation avant l’entretien peuvent vous aider à aborder de manière plus apaisée la prise de paroles. Laure, ancienne étudiante de Sciences-Po Paris, nous donne ses techniques qu’elle a utilisées efficacement lors de ses oraux puis en entretiens sur le marché du travail : « Repérez puis évitez en premier lieu tous les mots commençant par les consonnes ou voyelles qui vous mettent en difficulté. On trouve souvent des synonymes ou des périphrases. Cependant s’il vous est impossible de les contourner, essayez d’anticiper le mot quelques secondes avant de le prononcer en effectuant une petite pause afin de l’attaquer plus sereinement par la suite ».

Un dernier conseil serait de songer à prendre quelques cours de théâtre. En effet, nous connaissons de grands comédiens bègues qui s’en sont sortis avec brio, en apprenant lors de leurs entraînements à maîtriser, placer et porter leur voix. Par ailleurs, un petit cours de théâtre pré-entretien ne pourra que vous faire lâcher un peu la pression de l’entretien à venir !

5. Intonation et articulation

On distingue deux catégories :

  •      Les petits défauts d’articulation comme le zozotement ou le chuintement. Encore une fois, un bilan orthophoniste est généralement de rigueur. S’il est trop tard pour entreprendre cette démarche et qu’il ne vous reste que peu de temps avant votre entretien, alors pourquoi pas l’assumer pleinement. Par ailleurs, il s’avère que souvent, nous seuls nous focalisons généralement dessus et commettons l’erreur de ne travailler uniquement que sur cet aspect de l’entretien, au détriment de son contenu, pourtant plus primordial. Veillez simplement à gérer au mieux votre articulation pour être le plus intelligible possible, et surtout dé-cul-pa-bi-li-sez !
  •      Les timbres de voix : Vous avez un accent régional un peu marqué, une voix qui déraille, sourde ou qui tend à monter dans les aiguës ? Une fois de plus, anticipez les réactions de votre audience (préparez-vous à la question « Et votre accent, il vient de quelle région ? ») et ne vous focalisez pas sur ce point (l’autodénigrement post-entretien ne fera souvent que révéler votre complexe à ce sujet) mais recentrez-vous sur ce que vous êtes en train de dire. Encore une fois, l’essentiel est de vous comprendre ! Pensez aussi à « chauffez » votre voix avant le rendez-vous, surtout lorsqu’il se tient tôt le matin ! Parlez, chantez, faites des vocalises si cela vous permet de mieux maitriser votre timbre ensuite.

Pour conclure, il existe certes plusieurs professionnels de santé et différentes activités artistiques qui peuvent vous permettre de gérer et corriger vos petits défauts de langage, mais gardez en tête que la meilleure manière d’arriver serein à un entretien oral reste de préparer et structurer en amont son discours. Cela vous aidera à désacraliser ce moment, notamment en vous donnant un réel recul sur vos tics, votre intonation et votre intelligibilité.

Et deux mots qu’on ne répétera jamais assez : DESTRESSEZ, DECULPABILISEZ.

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